Nouvelle Lecture

Bienvenue

// Clément Sayous, étudient à l'Institut d'Art Visuel DNSEP (option design visuel)

Réflexion sur la nouvelle définition du Lecteur et sur son rôle face à l’information et au nouveau média.

A partir des pistes et hypothèses misent en avant lors de la recherche bibliographique, réalisation d’expérimentations autour des grandes questions et de la problématique.
Chaque expérimentation sera accompagnée d’un article explicatif et documenté. Même si elle pourrait parfois sembler courtes ou encore secondaires, ses recherches permettront de construire et d’enrichir un plus grand projet et une réponse direct à la problématique.


Ce blog est le journal de ma recherche.
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20/02/2010

Système Cognitif, la mémoire //



Je vous présente mon nouveau projet. Il s'agit d'une collection d'une dizaine de volumes traitant du système cognitif. Pour résumer, le but du projet est de mettre au point une dizaine de maquettes et de mises en page entièrement différentes les unes des autres et construites autour d'un processus cognitif.



Par exemple, ici vous pouvez voir la première version du volume sur la mémoire.
La mémoire ne fonctionne pas de façon linéaire, elle nous revient par petits morceaux qui viennent s'ajouter aux autres et former une mosaïque que l'on peut appeler "souvenir".
Les systèmes hypertextuels fonctionnent sur ce modèle : des fragments sont combinés pour créer un nouveau récit.

Dans cette première proposition, je reviens en trois tomes sur un passage de mon enfance qui m'a particulièrement marqué et m'a laissé un souvenir indélébile.
Chaque tome évoque un certain aspect du souvenir (l'enchainement des évènements, la lumière puis les lieux). Ils peuvent êtres lus de manière linéaire et un à la suite de l'autre, mais ils prennent tout leur sens lorsque l'on les réunit.



Le lecteur peut alors manipuler les fragments de ma mémoire, les retourner, les confronter, les relier pour restituer plus fidèlement le souvenir de la même façon qu'il se rejoue dans ma tête.



Ce qui m'intéresse particulièrement dans ce projet réside bien évidemment dans la question du traitement de l'information et comment proposer des formes et un graphisme qui pourra le mieux les souligner.

Graphiquement, il reste beaucoup de choses à voir... Je ne suis pas satisfait de la mise en page, qui ne souligne pas du tout mon propos et qui le réduit plus qu'autre chose. Il faut également trouver des solutions plus accrocheuses et intéressantes pour la couverture des dix volumes.
En effet, je pense renforcer le travail de maquette et les différences de chaque volume en les unifiant, en leur donnant la même forme, c'est à dire un A5 (une fois plié) avec une même charte graphique.

J'y verrais plus clair dans quelques jours.

09/01/2010

Editions experimentales, de Roger Fawcett-Tang




Je suis tombé hier sur un très beau livre à la bibliothèque de l'IAV : Éditions expérimentales, de Roger Fawcett-Tang.
Il s'agit d'un recueil de livres, brochures, magasines, catalogues et bien d'autres choses encore adoptant une réalisation alternative, particulière, expérimentales.

On y trouve des artistes comme Irma Boom, Fabrica ou encore Pentagram.

On y trouve aussi de très bonnes idées. Certaines choses rejoignent ma recherche, comme la question du blanc, du lisible, de l'interactivité ou encore du format.
J'ai aussi remarqué que j'étais très intéressé par la question du packaging et de la couverture... A expérimenter !

Le livre lui même propose un format inspiré de Galaxy D'Irma Boom et se présente comme un "livre interactif". Mais je vous invite à découvrir ce livre pour son contenu plus que pour son interactivité, le terme étant un peu usurpé en vue du résultat final.

Je vous laisse un petit pdf de mes dix projets préférés. Je vous invite aussi à aller y jeter un coup d'œil (section graphisme, 741.64 / FAW).

Vous pouvez aussi trouver une critique sur le site de Sitartmag.

02/01/2010

« Le livre numérique » à la Bibliothèque Médicis

Diffusée le 30/10/2009 sur Public Sénat
Durée : 60 minutes




À l'heure où certains font leurs courses pour le nouvel ans, d'autres (soucieux, inquiet ou rêveurs) sont rivés devant leur télé à regarder Public Sénat où se joue à la Bibliothèque Médicis un nouvel acte de la grande question qui les empêche de dormir le jour : l'avenir du livre !

Cette fois ci, Jean-Pierre Elkabbach et ses invités nous parlent du livre numérique :

« Un énorme débat mondial prend de l'ampleur : l'édition doit-elle avoir peur du numérique ? - Les géants d'Internet, Google, Amazon, Sony : vont-ils tuer les livres ? - Un sur deux des 840 professionnels de l'édition confiait avec crainte à la foire du livre de Francfort que dans 10 ans les ventes de livres numériques dépasseront celles du support papier. »

Invités :
Patrick Bazin, Directeur de la bibliothèque municipale de Lyon
Philippe Colombet, Directeur Google Livre France
Emmanuel Hoog, Directeur de l'INA
Jean-Claude- Carriere, Ecrivain (et un peu plus)
Herve Gaymard, Député UMP, « La situation du livre : rapport sur l'économie du livre et son avenir », Gallimard 2009

Loin de la promesse épique de ma présentation et de celle de de Public Sénat, le débat ressemblait d'avantage à un état des lieux des différents courants de pensées sur la question de la numérisation du livre.

Pour le moment, le débat tourne encore autour des questions de la validation et des droits d'auteurs. J'ai malgré tout apprécié la façon dont Jean-Claude Carriere à retourné la question de la pérennité des supports numériques.

Même si rien de nouveau n'a été dit lors de ce débat, il est possible de remarqué la façon dont le livre numérique arrive à gagner peu à peu les esprits. En effet, il y a encore un ans, il était possible d'entendre un tout autre discourt sur le même plateau (pensée toujours présente dans les questions de Jean-Pierre Elkabbach).

Si je puis me permettre de donner mon avis, je suis d'accord sur le fait que le livre numérique ne tuera pas le livre papier. Je pense même que cette question est au faux débat, puisque le livre dont on nous parle réside davantage dans le contenu que dans l'objet.
Lorsque l'objet intervient dans la compréhension du contenu, comme dans le livre d'artiste par exemple, la question ne se pose pas non plus, puisque le contenu ne peut être dissocié de l'objet sans perdre tout intérêt.

Que le livre objet devienne plus rare, oui, c'est une possibilité, mais est-ce un risque ? Personnellement je suis attaché à l'odeur de l'encre et au bruit du papier, mais qu'en sera t'il des générations futures ?
Les cabines téléphoniques et les gros écran bombés ne me manquent pas, pas plus que le doux bruit du gramophone que je n'ai pas connu.

05/06/2009

04_Beetlebot //




BeetleBot
est un robot extrêmement simple développé durant le workshop
« objet interactif » animé par Guillaume Stagnaro. Nous avons cherché à créer certains types de comportement qui ont fini par créer une relation entre le spectateur et la machine.

Nous allons tenter d’expliquer cette relation particulière et d’en comprendre les fondements

Cette relation est dût à la nature de l’interface. Il s’agit d’un entre-espace de communication sujet/objet qui crée des liens entre l’interacteur et une machine conversationnelle.
Le feedback intègre l’interacteur dans le fonctionnement de la machine grâce à un échange d’information similaire à celui avec un individu. La complexification du feedback a renforcé l’interaction et par conséquent renforce aussi le sentiment d’intégration et le lien avec le «l’objet quasi-sujet».

Dans le cas de BeetleBot, on ne manipule pas directement une interface. Elle se place directement dans l’espace et utilise des éléments matériels (sol, mur, lumière, Homme, Machine) pour créer des interactions.
Cette spatialité et une autre notion du geste (geste « matériel » opposé au geste interface) on sûrement joué un rôle en libérant l’interaction de l’intermédiaire trop parasitant qu’est l’écran.

Projet de groupe réalisé avec la collaboration de Ugo Bagnarosa, Fanny Carlier et Chloé Lequette sous la direction de Guillaume Stagnaro // le point de vue exprimé dans le livret de recherche est personnel et n'engage pas les autres participants.